25 janvier 2009
Un hiver qui s'est finalement radouci
Les résultats sont finalement tombés. Je n'ai rien de grave. Après des semaines d'un stress intense, plus rien.
A l'annonce de la sentence, étrangement, je n'ai pas sauté de joie. Non, j'ai juste senti une sensation douce s'écouler en moi. Comme si un torrent de vie prenait sa source en moi. Le même effet que si l'on désamorçait une bombe au dernier moment avant son explosion. Une véritable reprise de confiance envers mon corps.
Un retour à une vie normale donc. Enfin presque; car cette période aura marqué sa trace. Une trace lourde et profonde qui restera gravé longtemps en moi. Non, je n'ai pas compris cet isolement. Non, je n'ai pas accepté que si peu de gens prennent de mes nouvelles. Oui, ça m'a blessé que les gens à qui j'ai confié mes craintes se sont tues.
J'ai du mal à trouver ça normal. Suis-je si peu apprécié que cela? Ou alors c'est moi qui ait un égo trop gros?
Il y a des choses qui ne changent pas...
Aussi loin que mon esprit peut aller, je me souviens d'avoir été toujours nul en sport. Une catastrophe même, une Susan Mayer incapable de rattrapper une balle ou un ballon et surtout de lancer une balle, cette dernière atterisant soit dans le camp adverse, soit completement à l'exterieur du terrain.
Non mais vraiment, ça doit être une malediction. Depuis l'école primaire, j'ai l'humilliation d'être choisis parmi les derniers par les meneurs, vous savez les Brie Van De Kamp/Hodge du sport : Efficaces, directs, forts. Parfaits quoi.
Dans ces joyeux instants comme ceux là, on a pas d'autres choix que de se sentir le mec le plus boulet que la terre ait porté. On nous prend dans l'équipe car on est obligé. Des Edie Britt ne se gène pas pour nous le faire remarquer d'ailleurs, ce qui n'a d'autres effets que de me perturber et de me rendre encore plus nul que je ne l'étais déjà.
Oui, je deteste me sentir nul, inutile voir être un poids pour mon équipe. Oui pendant longtemps, j'ai detesté faire du sport à cause de ça. La notion de plaisir disparait completement au profil d'une frustration et d'une develorisation de son égo.
Heureusement qu'il y a d'autres moyens de faire du sport et prendre soin de sa santé (et tenter de devenir une Gabrielle Solis)
PS : Comme vous pouvez le remarquer, je suis drogué à Desperate Housewives, j'attends ma piqûre qui arrivera ce Mardi, jour de la diffusion par internet du 14eme épisode de la Saison 5 de cette géniale série.
21 janvier 2009
Coldest Winter

Faire semblant, à tout prix. Faire croire aux gens que tout va bien alors que l'on a envie d'exprimer la peine, ou le stress pour un ennemi en nous dont on apprécie mal ce qu'il est vraiment. Un ennemi invisible mais qui reste très effrayant.
Ce "Mal" inconnu s'est lié d'amitié avec le Temps avec qui il joue à des jeux macabres : celui de nous faire poser des questions, celui de nous faire imaginer le pire, celui de nous faire souffrir psychologiquement, de nous empêcher de dormir, de nous concentrer.
Alors en partie à cause de lui, on demande des choses contradictoires. Être isolé mais en même temps être accompagné. Avoir plus de compréhension de la part des autres mais au même moment ne pas être vu différemment. Rassurer et être sans cesse rassuré.
Le pire? C'est que ce "mal" peut être un Monstre mais peut être aussi un ridicule petit caniche qui ne fait qu'aboyer trop fort.
19 janvier 2009
Je n'oublierai jamais son regard...
Je n'oublierai jamais son regard...
Ca sera l'instant le plus inoubliable de tout mon sejour de Paris. Ce moment n'a pas de date, ni de lieu précis mais il a existé et est toujours aussi vivace dans mon esprit.
Dans mon insouciant voyage à Paris, ce regard m'aura fait redescendre sur terre, ne serait-ce que quelques heures. Un regard qui vous fait poser des questions sur votre existance, sur votre vie.
J'étais dans le métro et le regard était celui d'un homme, un homme pour lequel je n'arriverai pas à donner d'âge, un homme abimée par le froid et les années passées dans la rue.
Un homme qui devait avoir perdu une bonne partie de sa dignité à en voir son apparence : Un pull fin déchiré à certains endroit et par dessus une simple saharienne verte, donc absolument pas chaud. Un pantalon gris déchiré sur les côtés laissant apparaitre ses très fines cuisses, ce même pantalon n'ayant comme fermeture qu'une ceinture de peignoir de bain, en dessous nous pouvions voir aisément des poils. Il n'avait pas de sous-vêtements. Ses "chaussures" étaient à l'image du reste.
En plus d'être l'image du parfait misèreux, l'homme avait en plus un regard profond qui constrastait avec les autres utilisateurs du métro. Un regard d'une tristesse infini mais gardant une force incroyable. Un regard tourmanté et fragile mais qui avait le pouvoir de vous transperser et aller au fond de votre âme pour la lire.
Cet homme m'a ému terriblement et m'a fait poser beaucoup de questions sur ma vie. Sur les futilités qui polluent notre existance. D'un coup le petit bouton d'acné sur la joue, le nouvel Ipod que vous désirez tellement ou même les relations superflues vous paresse d'une nullité incroyable.
Enfin, ça ne devait pas plus remettre en question la personne qui était assise devant moi. Une vieille bourgeoise avec des accessoires d'une valeur ostentatoire qui regardait l'homme avec un air honteusement dédaigneux. Le genre de personne qui n'a sûrement jamais reflechi à sa chance, qui ne s'est jamais remise en question. Le genre de personne qui ne peut pas supporter la misère en face d'elle, qui préfère pratiquer la politique de l'autruche. Le genre de personne totalement méprisable.
Il y a une chose que je regrette profondement : n'avoir pas agit. Mon cerveau m'envoyait un nombre d'information incroyable en si peu de temps. Je ne savais pas quoi faire et au final, je n'aurais pas dit un mot.
Je suis peut-être comme tous ces gens dans ce métro...
Son visage restera hanté dans mon esprit pendant encore plusieurs temps je pense. Je n'imaginais même pas le pouvoir d'un regard.
